Loyers impayés et expulsion locative : droits, procédure, recours
Dossier : Droit des baux d'habitation
Plus de 150 000 procédures d'expulsion sont engagées chaque année en France. Devant le juge des contentieux de la protection, l'impayé de loyer revient dans près de six dossiers sur dix. Paris et l'Île-de-France ajoutent une couche de complexité : depuis 2019, l'encadrement des loyers alimente un contentieux supplémentaire, qui tourne autour de la révision du loyer et des charges récupérables. Résultat, les tribunaux judiciaires de la région débordent de dossiers locatifs.
Le contrat, d'abord. Tout part de lui - et c'est là que se nichent les erreurs les plus chères.
Le bail d'habitation : cadre légal et types de contrats
Un bail d'habitation, ce n'est pas un formulaire administratif sans conséquence. Toute la relation locative s'y appuie. Et chaque contestation, plus tard, remonte vers ce document. Que dit la loi du 6 juillet 1989 ? Trois exigences : un écrit, la remise au locataire d'une notice d'information, une révision du loyer indexée sur l'indice de référence des loyers (IRL) publié par l'INSEE. Ces règles relèvent de l'ordre public. On ne peut pas y déroger contractuellement au détriment du locataire.
Quatre formules cohabitent. Logement vide : le bail non meublé dure trois ans et se renouvelle par tacite reconduction à défaut de congé régulier. Le bail meublé tient un an seulement. Le bail étudiant couvre neuf mois, sans reconduction automatique. Enfin le bail mobilité, issu de la loi Élan du 23 novembre 2018 : d'un à dix mois, ni reconductible ni renouvelable, conçu pour les personnes en formation, en mobilité professionnelle ou en mission temporaire. La durée du bail détermine directement les règles de préavis applicables à chacune de ces formules.
Le préavis, parlons-en. Côté bailleur : trois mois avant l'échéance pour un logement vide, un mois pour un logement meublé. En zone tendue - et Paris, comme la quasi-totalité des communes franciliennes, en fait partie -, le locataire profite d'un délai réduit à un mois, quel que soit le type de logement. Comment notifier ? Par lettre recommandée avec accusé de réception, ou par l'intervention d'un commissaire de justice. Glissé dans une enveloppe ordinaire, le préavis ne vaut rien. Le bail continue.
L'encadrement des loyers trouve sa source dans la loi ALUR du 24 mars 2014, déclinée ensuite par arrêtés préfectoraux. À Paris, il fixe pour chaque type de logement un loyer de référence et un loyer de référence majoré. Dépasser ce plafond ? C'est s'exposer à une action en diminution de loyer. On voit souvent le même scénario dans les dossiers parisiens : un bailleur augmente le loyer au renouvellement sans vérifier le loyer de référence en vigueur. Le locataire dispose alors d'un recours jusqu'au terme du bail.
Les diagnostics immobiliers - au premier rang desquels le diagnostic de performance énergétique (DPE) - doivent être annexés au contrat. La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a enclenché un retrait progressif des logements classés G du marché locatif, faute de constituer un logement décent : les G depuis le 1er janvier 2025, les F à partir de 2028. Le locataire d'une passoire thermique peut exiger une mise en conformité. Parfois même consigner son loyer. L'arme reste peu fréquente, mais elle gagne du terrain.
État des lieux et dépôt de garantie : les deux principaux foyers de litige à la sortie
L'état des lieux est probablement la pièce la plus négligée du dossier locatif. À l'entrée comme à la sortie, c'est lui qui départage en cas de désaccord sur des dégradations locatives ou une retenue sur dépôt de garantie. Aucun état des lieux d'entrée contradictoire ? La loi présume alors que le logement a été remis en bon état. Pour le bailleur qui voudrait imputer des travaux au locataire sortant, la position devient vite inconfortable.
La vétusté, ensuite, complique le calcul. On l'apprécie via une grille convenue entre les parties - ou, faute d'accord, selon les usages locaux. L'usure liée à un usage normal ne se met jamais à la charge du locataire : peinture qui jaunit, sol qui se ternit. C'est de l'ordre public, et il faut le répéter sans relâche. La plupart des états des lieux de sortie contestés naissent justement de cette confusion entre vétusté normale et dégradation du logement imputable au preneur.
Le dépôt de garantie équivaut à un mois de loyer hors charges pour un logement vide, deux mois pour un bail meublé. Sa restitution obéit à un calendrier strict, fixé par l'article 22 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 : un mois lorsque l'état des lieux de sortie est conforme à l'entrée, deux mois à la moindre différence. Passé ce délai, la somme retenue produit des intérêts de retard majorés de 10 % par mois entamé. La pénalité est automatique. Pas besoin de mise en demeure préalable.
Exemple concret : un locataire quitte un appartement du 10e arrondissement le 15 mars. L'état des lieux de sortie relève une légère tache sur un mur repeint cinq ans plus tôt. Le bailleur conserve la totalité du dépôt - 900 € - au titre des frais de peinture. Problème : une grille de vétusté plafonne la responsabilité du locataire à 20 % du coût après cinq ans, soit 180 € grand maximum. Le locataire saisit la commission départementale de conciliation (CDC), recueille un avis favorable, le bailleur rend le solde. Sans cette étape amiable - désormais obligatoire pour les litiges sous 5 000 € -, le tribunal judiciaire aurait jugé la demande irrecevable.
Les charges locatives, ou charges récupérables, donnent lieu chaque année à une régularisation des charges. Dans le mois suivant la clôture des comptes de copropriété, le bailleur communique les justificatifs. Des charges hors liste légale ? Une régularisation qui n'arrive jamais ? Le locataire peut en contester le montant devant le juge des contentieux de la protection. La prescription est de trois ans.
Loyers impayés : anatomie d'une procédure pas à pas
Premier motif de contentieux locatif : les loyers impayés. La procédure est balisée, et son ordre ne souffre aucune approximation. Un acte mal posé, et toute la chaîne s'écroule.
Étape 1 - le commandement de payer. Le commissaire de justice (l'ex-huissier de justice) signifie l'acte au locataire défaillant, et, le cas échéant, simultanément à la caution solidaire ou au garant - caution personnelle, garantie Visale d'Action Logement, ou assureur au titre d'une assurance loyers impayés. L'acte vise expressément la clause résolutoire du bail, qui prévoit la résiliation automatique du contrat à défaut de régularisation dans les deux mois. Deux mentions sont exigées à peine de nullité : la clause résolutoire reproduite lisiblement, et le montant exact de la dette locative. La Cour de cassation a tranché sans ambiguïté (3e chambre civile, 25 janvier 2023, n° 21-21.792) : la moindre imprécision sur la clause visée annule l'acte - et avec lui, toute la procédure.
L'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 impose une formalité fréquemment oubliée. Au moment de délivrer le commandement, le bailleur doit informer les organismes payeurs des aides au logement (CAF ou MSA) ainsi que le préfet. Ce signalement ouvre au locataire l'accès au Fonds de solidarité pour le logement (FSL), à un plan d'apurement négocié, ou à l'intervention de la CCAPEX (commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives). Omettre l'avis ne rend pas le commandement nul ; en revanche, le juge peut en tenir compte et freiner la procédure.
Étape 2 - l'assignation. Sans paiement dans les deux mois, le bailleur assigne le locataire en résiliation du bail et en expulsion devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire. L'audience intervient fréquemment plusieurs mois après. Le juge contrôle la régularité du commandement, la validité de la clause résolutoire, et apprécie l'opportunité d'un délai de grâce ou de délais de paiement. Si les difficultés financières sont établies, il peut suspendre les effets de la clause résolutoire et accorder jusqu'à deux ans pour apurer la dette, sur le fondement de l'article 1343-5 du Code civil.
Le locataire, lui, n'est pas démuni. S'il remplit les conditions de ressources, l'aide juridictionnelle lui donne accès à un avocat à coût réduit, voire gratuit. En cas de surendettement, saisir la Commission de surendettement de la Banque de France suspend provisoirement les procédures de recouvrement et lance un plan de traitement de la dette locative. L'avance Loca-Pass d'Action Logement peut elle aussi financer le remboursement d'impayés, sous conditions.
Étape 3 - le commandement de quitter les lieux et l'expulsion locative. Une fois la résiliation de bail prononcée et l'expulsion ordonnée, le commissaire de justice signifie un commandement de quitter les lieux. Le locataire dispose de deux mois pour partir, et reste pendant ce temps redevable d'une indemnité d'occupation. S'il refuse de quitter, le bailleur demande le concours de la force publique au préfet - ce qui ajoute souvent quelques semaines.
Un interdit, lui, ne souffre aucune exception : l'expulsion illégale. Couper l'électricité, changer la serrure, harceler le locataire pour le pousser dehors sans décision de justice expose son auteur à trois ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende (article 226-4-2 du Code pénal). Chaque fois qu'un propriétaire cède à l'impatience, l'issue est la même : sa position judiciaire empire.
La trêve hivernale bloque toute exécution effective des expulsions du 1er novembre au 31 mars. Cinq mois durant lesquels même un titre exécutoire reste inopérant. Les exceptions sont rares : relogement décent proposé, violence intrafamiliale avérée. Les procédures judiciaires, en revanche, poursuivent leur cours.
Exemple concret : un propriétaire parisien cumule depuis septembre trois mois d'impayés successifs à 1 200 €. En décembre, il missionne un commissaire de justice pour le commandement de payer. Le locataire, tout juste licencié, prend contact avec la CAF pour conserver son aide personnalisée au logement (APL) et sollicite le FSL auprès du département. Informé, le bailleur accepte un plan d'apurement sur six mois via la CDC. Au final : pas de procédure judiciaire - et de toute façon, la trêve hivernale aurait gelé l'expulsion jusqu'au printemps. Agir tôt, c'est éviter l'irréparable.
Autres sources de contentieux : congés, troubles et obligations des parties
L'impayé n'occupe pas tout le terrain. Le contentieux locatif va bien au-delà.
Au rang des obligations du bailleur figure la jouissance paisible du logement. Quand des troubles de jouissance résultent de son inaction - infiltrations à répétition, panne de chauffage collectif laissée en l'état, nuisances émanant d'un autre lot lui appartenant -, le locataire peut obtenir une réduction de loyer proportionnée, augmentée de dommages-intérêts. La logique s'inverse lorsque les troubles du voisinage proviennent du locataire : tapage répété, comportements agressifs. De tels manquements peuvent fonder une résiliation du bail, mais seulement après une mise en demeure restée sans suite.
Un mot sur cette mise en demeure. Une partie y somme l'autre de remplir ses obligations, en fixant un délai et en annonçant les conséquences. Envoyée en recommandé avec accusé de réception, elle déclenche la prescription et prouve la tentative de règlement amiable - que les juges réclament de plus en plus. Certains bailleurs hésitent à l'adresser, par crainte de heurter le locataire. C'est pourtant souvent l'effet contraire : elle clarifie la situation et peut ouvrir une négociation.
Le congé pour vente et le congé pour reprise (le congé du bailleur) imposent un préavis de six mois avant l'échéance pour un logement vide, trois mois pour un logement meublé. Le congé pour vente ouvre un droit de préemption du locataire : dans les deux mois de la notification, celui-ci peut acheter aux conditions consenties à un tiers. Un congé irrégulier - forme bâclée, délai insuffisant - est frappé de nullité. Le locataire reste, et le bail continue comme si de rien n'était.
La sous-location non autorisée, les travaux non autorisés, le défaut d'assurance habitation - pourtant obligatoire -, ou encore une colocation non déclarée : voilà autant de manquements lourds aux obligations du locataire. Ils peuvent activer la clause résolutoire ou justifier une action en résiliation. En copropriété, le règlement peut par ailleurs imposer aux locataires des obligations opposables, notamment quant à l'usage des parties communes.
Front plus récent : la performance énergétique. Depuis la loi Climat et Résilience, le locataire d'un logement classé G peut mettre son bailleur en demeure d'engager des travaux. Le diagnostic de performance énergétique (DPE), opposable depuis le 1er juillet 2021, sert de fondement direct à cette action. Les copropriétés parisiennes anciennes affrontent de plus en plus ce genre de tension - songez aux immeubles haussmanniens mal isolés.
Reste la prescription. L'action en paiement des loyers impayés se prescrit par trois ans, à compter de l'exigibilité de chaque terme. Même délai pour réclamer la restitution du dépôt de garantie ou pour faire réparer un trouble de jouissance. Ces délais de prescription se suspendent dès qu'intervient une mise en demeure ou la saisine d'un conciliateur de justice.
Modes de résolution : de la conciliation au référé-provision
Le décret du 11 octobre 2023 a changé la donne pour les petits litiges. Toute demande inférieure ou égale à 5 000 € doit désormais être précédée d'une tentative de résolution amiable - conciliation ou médiation -, sinon elle est irrecevable. Concrètement, cela englobe la plupart des litiges locatifs ordinaires : dépôt de garantie, régularisation de charges, désaccord sur des réparations.
Le conciliateur de justice arrive en première intention. Bénévole, gratuit, accessible en mairie ou en ligne. Il réunit les parties et tente de dégager un compromis. Un accord se dessine ? Il rédige un constat qui, homologué par le juge, devient titre exécutoire. La commission départementale de conciliation, elle, se spécialise dans les litiges relevant de la loi de 1989 : saisine gratuite, avis rendu en deux mois environ. Cet avis ne lie personne, c'est vrai, mais il pèse lourd si le dossier finit ensuite devant le tribunal.
Lorsque la créance est certaine, liquide et exigible - des loyers impayés dont le principe n'est pas discuté -, l'injonction de payer ouvre une voie rapide : un titre exécutoire s'obtient d'abord sans audience contradictoire. Le débiteur forme opposition dans le mois de la signification ? L'affaire bascule alors vers une audience classique devant le juge des contentieux de la protection.
Le référé-provision intervient quand l'obligation n'est pas sérieusement contestable et que l'urgence est caractérisée. Une provision sur la créance locative est obtenue en quelques semaines. Les bailleurs y ont volontiers recours pour une indemnité d'occupation après expulsion, ou pour des loyers qu'aucun argument sérieux ne permet de discuter. La saisie-attribution (sur compte bancaire) et la saisie des rémunérations servent ensuite à exécuter le titre - encore faut-il qu'un titre exécutoire existe déjà.
L'exception d'inexécution appelle une mise en garde. Face à un bailleur défaillant - logement inhabitable, chauffage en panne en plein hiver -, le locataire peut, en théorie, suspendre le paiement de son loyer. La voie est dangereuse, cependant. Elle suppose un manquement grave et solidement documenté ; à défaut, c'est le locataire qui s'expose à une procédure pour impayés. En pratique, mieux vaut passer par une mise en demeure, puis le cas échéant par une décision de justice, plutôt que de cesser de payer de sa propre initiative.
Cabinet d'avocats Richard Cohen - contentieux locatif à Paris 8e
Basé à Paris 8e, le Cabinet d'avocats Richard Cohen intervient en droit immobilier et contentieux locatif, pour des bailleurs institutionnels et privés comme pour des locataires. Ses dossiers couvrent un large spectre : impayés, procédures d'expulsion, congés contestés, litiges sur l'état des lieux ou sur les charges. Le cabinet tient compte à chaque étape des spécificités du marché parisien - encadrement des loyers, régime des zones tendues, contraintes propres aux copropriétés haussmanniennes. Concrètement : rédaction du commandement de payer, plaidoirie devant le juge des contentieux de la protection, suivi des procédures d'exécution.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le commandement de payer en matière locative ?
C'est un acte signifié par un commissaire de justice au locataire défaillant. Il vise la clause résolutoire du bail et laisse deux mois au locataire pour régulariser sa dette. Passé ce délai sans paiement ni régularisation, le bailleur peut engager une procédure judiciaire en résiliation du bail et en expulsion devant le juge des contentieux de la protection.
Dans quel délai le bailleur doit-il restituer le dépôt de garantie ?
Un mois si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée ; deux mois si des différences sont constatées. Au-delà, la somme non restituée produit des intérêts de retard majorés de 10 % par mois entamé, conformément à l'article 22 de la loi du 6 juillet 1989.
La trêve hivernale protège-t-elle contre toutes les expulsions ?
Du 1er novembre au 31 mars, elle suspend l'exécution effective des expulsions, même lorsque le bailleur dispose d'un titre exécutoire. Les procédures judiciaires en cours, elles, ne sont pas gelées. Des exceptions très limitées existent : proposition d'un relogement décent, situation de violence intrafamiliale avérée.
Quelle est la différence entre clause résolutoire et résiliation judiciaire du bail ?
La clause résolutoire est une stipulation contractuelle qui entraîne la résiliation de plein droit du bail si le locataire ne régularise pas dans le délai fixé après commandement de payer. La résiliation judiciaire repose sur une décision du juge, qui dispose d'un pouvoir d'appréciation et peut accorder des délais de paiement. En pratique, c'est la clause résolutoire que les bailleurs actionnent le plus souvent, car elle est plus rapide - sous réserve qu'elle soit valablement rédigée et correctement visée dans l'acte.
Quelles aides existent pour un locataire en situation d'impayé de loyer ?
Plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés : le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) versé par le département, la garantie Visale d'Action Logement pour les locataires éligibles, le maintien ou le rétablissement de l'aide personnalisée au logement (APL) via la CAF, l'avance Loca-Pass, un plan d'apurement négocié avec le bailleur via la commission départementale de conciliation, ou la saisine de la Commission de surendettement de la Banque de France. L'aide juridictionnelle permet par ailleurs d'accéder à un avocat sous conditions de ressources.
La tentative de conciliation est-elle obligatoire avant de saisir le tribunal ?
Oui, pour tout litige d'un montant inférieur ou égal à 5 000 €. Depuis le décret du 11 octobre 2023, une tentative de résolution amiable préalable - conciliateur de justice ou commission départementale de conciliation - est obligatoire. Sans cette démarche, la demande est déclarée irrecevable par le tribunal judiciaire. Cela concerne la majorité des litiges courants : dépôt de garantie non restitué, régularisation de charges contestée, désaccord sur des réparations.
Un locataire peut-il suspendre le paiement de son loyer si le bailleur n'entretient pas le logement ?
En théorie, l'exception d'inexécution permet de suspendre ses obligations face à un cocontractant défaillant. En pratique, cette voie est risquée pour le locataire : elle suppose un manquement grave et bien documenté du bailleur. La suspension unilatérale du loyer sans décision de justice préalable peut déclencher une procédure pour impayés. Il est préférable d'engager d'abord une mise en demeure, puis si nécessaire une procédure judiciaire, avant toute retenue sur loyer.
Dans ce dossier
Cet article fait partie du dossier Droit des baux d'habitation.
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